urgence!!!!! help help

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urgence!!!!! help help

Message par 7ZoiDBerG le Mer 11 Mar - 14:28

bjr a ts voila je cherche tte documentation sur : les fractures de l'olécrane pour un rapport de stage (partie theorique) merci d'avance svp le + tot possible D\'accord


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Re: urgence!!!!! help help

Message par el kawn le Dim 15 Mar - 23:44

Fractures de l’olécrane

Anatomopathologie

Ces fractures sont le plus souvent articulaires, intéressant la

grande cavité sigmoïde de l’ulna. Leur classification par Merle

d’Aubigné les distingue selon leur siège. Les fractures du

sommet ou bec olécranien, extra-articulaires, correspondent à

une désinsertion osseuse du triceps. Les fractures de la partie

moyenne de l’olécrane, articulaires, respectent de principe au

moins le tiers distal de l’apophyse olécranienne et ne mettent

donc pas en jeu la stabilité sagittale du coude. Les fractures de

la base de l’olécrane, à la jonction portion horizontale-portion

verticale de la grande cavité sigmoïde, aboutissent au risque de

luxation antérieure du coud.

On distingue de plus les fractures selon le caractère simple ou

comminutif du trait et selon le degré de déplacement

des différents fragments qui varie en fonction de l’intégrité des

ailerons olécraniens.

Diagnostic

Interrogatoire. Ces fractures surviennent le plus souvent par

flexion brutale du coude associée à une contraction violente du

triceps soit au cours d’un traumatisme indirect (chute sur la

main, coude en flexion), soit après un traumatisme direct (chute

sur la face postérieure du coude en flexion). Les fractures en

extension sont beaucoup plus rares.

Examen clinique. Le blessé se présente aux urgences pour

une douleur de la face postérieure du coude plus ou moins

marquée et une impotence fonctionnelle parfois incomplète. Il

existe un gonflement de la face postérieure du coude associé à

un hématome sous-cutané et une douleur exquise en regard.

La mobilisation active en flexion est possible mais l’extension

active est impossible, signant la désinsertion tricipitale.

L’état de la couverture cutanée doit absolument être précisé

car l’olécrane est un os sous-cutané et le taux d’ouverture

initiale et surtout secondaire par nécrose cutanée est grand, avec

pour conséquence le risque d’infection, en particulier en cas

d’ostéosynthèse.

En effet, la peau des sujets âgés est très fragile et le mécanisme

par choc direct est très fréquent. Cette particularité

explique l’indispensable précocité du traitement en cas de

réduction-ostéosynthèse à ciel ouvert.

Examen radiographique. Il comporte un coude de face et de

profil visualisant facilement le trait de fracture, son type et son

déplacement. La fréquence de survenue de lésions ostéoarticulaires

associées est très importante et impose donc leur recherche

systématique (cf. infra).

Lésions ostéoarticulaires associées

Luxation de la tête radiale. Cette entité correspond à la

variété haute des fractures de Monteggia.

Fracture de l’apophyse coronoïde. Elle doit être systématiquement

recherchée sur le cliché de profil car cela impose

parfois sa réduction et son ostéosynthèse.

Luxation transolécranienne du coude. Le fragment proximal

fracturé de l’olécrane reste à sa place, maintenu par le

triceps derrière l’épiphyse humérale, alors que le reste du

squelette antébrachial (ulna et radius restés solidaires) est luxé

en avant par rapport à l’humérus.

Traitement

Sur les lieux de l’accident ou lors de l’arrivée du patient

aux urgences [9]. Après avoir examiné le patient, le coude doit

être immobilisé dans une attelle en prenant grand soin de

protéger la peau par des Américains ou une Velbande. Les

pansements alcoolisés sont à proscrire sous peine d’entraîner des

brûlures cutanées. S’il s’agit d’une fracture ouverte, la plaie est

d’abord désinfectée, puis couverte stérilement.

Différentes méthodes thérapeutiques.

Traitement fonctionnel. Il repose sur le principe de la mobilisation

immédiate du coude.

Figure 5. Fracture de la base de l’olécrane avec luxation antérieure

transolécranienne du coude.

A. Aspect radiographique préopératoire face/profil.

B. Aspect radiographique postopératoire face/profil, après réduction et

ostéosynthèse par haubanage et vissage. Le vissage a été associé au

haubanage car la stabilité obtenue était insuffisante pour autoriser une

mobilisation immédiate du coude.

Traumatismes du coude 25-200-F-20

Médecine d’urgence 5

Traitement orthopédique. Il correspond à l’immobilisation du

membre supérieur par un plâtre brachiopalmaire ou brachioantébrachial

(laissant libre la pronosupination) à 90° de flexion du

coude, pour une période de 21 à 30 jours.

Traitement chirurgical

• La voie d’abord chirurgicale est postérieure, suivant la crête

ulnaire postérieure. La qualité de la réduction doit systématiquement

être vérifiée par une arthrotomie latérale. L’ostéosynthèse

est réalisée au fil d’acier ou synthétique [10, 11] soit

isolément (cerclage), soit appuyé sur deux broches entrées par

le sommet de l’olécrane et traversant le foyer de fracture

(haubanage).

• Certains proposent le vissage axial (centromédullaire) ou

oblique, bicortical. Enfin, l’utilisation d’une plaque vissée

postérieure moulée peut être rendue nécessaire du fait du

caractère complexe de certaines fractures. Comme dans toutes

les fractures du coude, la stabilité du montage doit être

suffisante pour autoriser une mobilisation postopératoire

immédiate en flexion-extension et en pronosupination pour

éviter l’apparition d’un enraidissement articulaire définitif.

Indications thérapeutiques. Dans l’immense majorité des cas, le

traitement chirurgical doit être entrepris afin de réduire

anatomiquement la fracture et de permettre une mobilisation

précoce grâce à une ostéosynthèse stable (le haubanage est la

technique la mieux adaptée pour atteindre ce but). En cas de

lésions cutanées importantes, une ostéosynthèse peut être

différée de 1 à 2 semaines. Les fractures non déplacées sont les

seules à pouvoir être traitées orthopédiquement. Le traitement

fonctionnel est le plus souvent utilisé en cas de fracture du sujet

âgé à l’état cutané précaire. Elle aboutit à une pseudarthrose

fibreuse, le plus souvent indolore, associée à une perte de la

force d’extension du coude parfaitement compatible avec les

exigences fonctionnelles des sujets âgés.


Traumatismes du coude
J. Allain, S. Pannier, D. Goutallier EMC urgences 2008

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